Avant-propos


Le Marché Transatlantique est en préparation depuis près de vingt ans. Il devrait voir le jour durant l'année 2015.
Les "grands médias" n'en parlent pas ou relativement peu. Les Français et les Européens sont ainsi sous-informés sur un événement majeur qui va vite les concerner. C'est pourquoi ce blog a été créé. Il se veut informatif, politiquement indépendant, tout en étant respectueux de l'opinion des personnes, qu'elles soient favorables ou défavorables au Marché Transatlantique. A quelques mois voire à seulement quelques semaines de la réalisation de ce projet, il parait probable que ces mêmes "grands médias" n'auront d'autre choix que de traiter enfin la question. Ce blog ne sera alors plus d'utilité et il aura cessé d'être alimenté. Pendant cette attente, nous vous proposerons des lectures et des vidéos pertinentes provenant de divers sources, informant et donnant des opinions sur le Marché Transatlantique. Nous ne nous portons pas garant de la totalité de ce qui pourrait y être dit ou écrit. De même que nous vous proposons en marge du blogue, une liste de liens vers de nombreux sites qui nous semblent pertinents, sans pour autant approuver ou cautionner tous les propos et toutes les opinions qui pourraient y être exprimés. A cet effet, nous ne permettons pas à nos lecteurs de laisser des messages pour éviter toute polémique d'une part, et d'autre part, pour ne pas devoir modérer à temps voulu, des propos qui seraient illicites. En vous remerciant de votre compréhension.

lundi 22 juillet 2013

Une folie collective

"Se jeter dans les bras de l'Amérique est une folie collective"


Pierre Defraigne
(c) Université Catholique de Louvain / uclouvain.be

Les ministres du commerce européens ont donné vendredi 14 juin leur accord pour l’ouverture de négociations qui doivent aboutir à un accord de libre échange avec les Etats-Unis (TTIP). Pour l’économiste Pierre Defraigne, ce projet est un « gaspillage d’énergie », qui risque de fragiliser l’identité européenne.

Lire l'entrevue complète du 25 juin dernier, menée par Liza Fabbian et publiée sur le site de "La Vie" :
http://www.lavie.fr/actualite/economie/se-jeter-dans-les-bras-de-l-amerique-est-une-folie-collective-25-06-2013-41905_6.php

dimanche 21 juillet 2013

L'Amérique que l'on aime (1)

Si ce blog est très critique à l'égard des élites américaines, nous voulons rappeler que nous aimons une certaine Amérique. De même que les français ne peuvent être résumés à un Sarkozy ou à un Hollande, le peuple américain ne saurait être réduit aux banksters de Wall Street, George Soros ou la famille Bush ...

vendredi 19 juillet 2013

Le diable est dans les détails

Accord de libre-échange UE-USA : le monde nous regarde !

Les négociations sur un accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis se poursuivent. Pour Michael J. Boskin, Professeur d'économie à l'Université de Stanford, au delà des bénéfices pour les parties concernées, un tel pacte aurait une incidence mondiale ...

Michael Jay Boskin (c) stanford.edu
Il est Professeur d'économie à l'Université de Stanford et membre de l'Institution Hoover. Il a présidé le groupe des Conseillers économiques du président H. W. Bush de 1989 à 1993.

Les négociations entre les États-Unis et l'Union européenne sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) ont maintenant commencé, et représentent a priori le plus important accord de libre-échange pour cette zone dans l'Histoire. S'il aboutit, le TTIP va englober plus de 40% du PIB mondial et représenter de grandes parts du marché mondial et d'investissements directs étrangers. Les États-Unis et l'UE se sont fixé l'objectif ambitieux de clôturer les négociations d'ici fin 2014. Pourtant la conclusion de la plupart des accords commerciaux a souvent pris beaucoup plus de temps.

La promesse de négociations difficiles

Les enjeux du TTIP sont considérables. Avec l'adhésion de la Croatie début juillet, l'UE compte désormais 28 États membres, chacun ayant ses propres intérêts spécifiques. Ces derniers les poussent vers la promotion ou la protection du commerce, en fonction de leur avantage comparatif, de leur histoire et de leur puissance politique nationale.
En outre, la portée souhaitée de l'accord est vaste, ce qui en complique encore le processus. Le TTIP est censé supprimer toutes les règles tarifaires et réduire les barrières non tarifaires y compris dans l'agriculture, élargir l'accès au marché du secteur des services, apporter une meilleure harmonisation de la réglementation, renforcer la protection de la propriété intellectuelle, limiter les subventions aux entreprises publiques, entre autres. Tout ceci promet des négociations difficiles: en effet la France a déjà demandé et obtenu une « exception culturelle » pour le cinéma et la télévision.

Il y a toujours des perdants dans les accords de libre-échange

Le développement des échanges augmente le revenu moyen de tous les pays concernés. Les économistes estiment que le libre-échange mondial a permis de nombreux cycles de négociations multilatérales (le dernier en date étant le cycle d'Uruguay, qui a abouti à la création de l'Organisation Mondiale du Commerce), qui ont fait augmenter le revenu mondial de manière substantielle.

Les accords de libre-échange régionaux (ALE), comme le TTIP ont la même fonction, mais une partie des bénéfices peut se faire au détriment d'autres partenaires commerciaux. Dans chaque pays, en dépit de bénéfices nets, il y a aussi des perdants. La meilleure façon de répondre aux préoccupations économiques, politiques et humanitaires soulevées par les accords commerciaux, passe par des règles de transition, de soutien du revenu temporaire et du recyclage, plutôt que par le maintien de barrières protectionnistes.

De gros bénéfices à tirer de ce pacte

Les bénéfices provenant de ces pactes proviennent d'une variété de facteurs, dont le plus important est l'avantage comparatif : les pays spécialisent leur production de biens et de services dans des secteurs où ils sont relativement plus efficaces, et vendent ces biens et services à d'autres pays. Les économies d'échelle ainsi que d'autres facteurs entrent également en jeu.

Comme la portée de la libéralisation des échanges diminue, les profits diminuent à leur tour, dans une plus forte proportion. Les estimations des bénéfices annuels d'un TTIP pleinement réalisé sont de 160 milliards de dollars pour l'UE et de 128 milliards de dollars pour les Etats-Unis. Le Premier ministre britannique David Cameron prévoit deux millions d'emplois. Et un coup de pouce non inflationniste à la croissance dans une économie mondiale faible serait particulièrement opportun.

Supprimer les règles et les restrictions locales

Mais le diable est dans les détails. Les tarifs sont généralement modestes déjà, donc les bénéfices provenant de la poursuite de leur réduction seraient eux-mêmes modestes. Il est essentiel de supprimer les barrières non tarifaires, telles que les règles et les restrictions locales qui ne sont pas fondées sur des préoccupations de santé et de sécurité légitimes d'un point de vue scientifique ou, en dépit des pressions politiques qui tentent de les maintenir ou de les renforcer. Une limitation à la portée du commerce et des investissements englobés par le TTIP en réduirait aussi les bénéfices.

Les négociations commerciales croissent soit de manière large et ramifiée, soit de manière étroite et limitée. Le NAFTA (ALENA), par exemple, a suivi la première voie, en augmentant considérablement les échanges commerciaux entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Son imitation, le SAFTA (l'Accord de libre-échange d'Asie du Sud), a lentement évolué vers la réduction des tarifs et de la liste des éléments exclus : ainsi l'Inde a signé des ALE bilatéraux distincts avec le Bangladesh et le Sri Lanka.

Suite de l'article sur le site de La Tribune :
(c) La Tribune / latribune.fr / Project Syndicate 1995–2013

jeudi 18 juillet 2013

C'est pas nous, c'est eux !

Libre-échange UE/USA : c'est aux Etats de rendre public le mandat (Commission)

La Commission européenne a répliqué mardi à la France, qui lui avait demandé la veille de rendre public son mandat de négociation pour un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, en soulignant que cela relevait de Paris et des autres Etats membres.
"La Commission européenne verrait favorablement la publication du mandat de négociation de l'UE, comme demandé par la France", a déclaré un responsable de la Commission, sous couvert de l'anonymat.
"Mais cette décision n'est pas entre nos mains. C'est légalement une décision qui doit être prise par la France avec les autres Etats membres, dans la mesure où il s'agit d'un document du Conseil" des Etats, a-t-il ajouté.
Le mandat de négociation confié à la Commission européenne a été approuvé par les ministres de l'UE chargés du Commerce lors d'une réunion en juin à Luxembourg.
Lundi, Paris a demandé à Bruxelles de rendre public son mandat, pour ne pas négocier "dans le dos des peuples et des sociétés civiles". "Cette négociation intéresse les entreprises, les syndicats de salariés, les associations de consommateurs, les organisations non gouvernementales, les peuples enfin", a écrit la ministre française du Commerce extérieur, Nicole Bricq, au commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht.
Mardi, la Commission a aussi rappelé ses "initiatives" pour tenir informés le public et les parties prenantes à la négociation. Elle a cité des points de presse avec les négociateurs en chef européen et américain après chaque session de négociation, la mise en ligne d'informations sur un site internet, des conférences avec des représentants de la société civile.
Le premier round de discussions, qui a eu lieu la semaine dernière, a permis d'identifier selon les deux parties des "zones de divergence", notamment sur l'agriculture.

Suite et fin de l'article sur le site des Echos :
(c) Les Echos / lesechos.fr

mercredi 17 juillet 2013

Les gels de Jacob

Jacob Lew (wikipedia)

Le secteur financier exclu de l'accord de libre-échange UE-États-Unis

Au grand dam des Européens, Washington a décidé d'exclure les services financiers de la négociation sur l'accord de libre-échange UE-États-Unis, qui vient de démarrer. Le secrétaire américain au Trésor a prévenu le commissaire européen Michel Barnier.

Jacob Lew, secrétaire au Trésor, veut exclure les services financiers dans la négociation de l'accord de libre échange entre l'Europe et les États-Unis. La nouvelle a été annoncée à Washington, à l'issue d'une rencontre entre le secrétaire au Trésor et Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur, en charge des services financiers.
«La coopération réglementaire financière et prudentielle devait continuer dans le cadre des forums internationaux existants et appropriés, tels que le G20, le Conseil de stabilité financière, et les organismes définissants les normes internationales, conformément aux calendriers ambitieux en place» a indiqué lundi, une porte-parole du Trésor américain.
C'est une mauvaise nouvelle pour les Européens, qui comptaient sur cet accord pour faciliter le travail des banques du Vieux Continent à Wall Street.

Suite de l'article sur le site du Figaro :

(c) Le Figaro / www.lefigaro.fr / Pierre-Yves Dugua

mardi 16 juillet 2013

Pierre Hillard, entretien du 30/06/2013

Pierre Hillard s'entretenait avec l'équipe de la "Taverne des Pirates" en fin de mois dernier. En tout début de seconde partie de l'entretien, Pierre Hillard évoque le marché transatlantique :

lundi 15 juillet 2013

Fin du 1er round de négociations

Accord de libre-échange UE-USA: fin du premier round de négociations

L'Union européenne (UE) et les États-Unis ont clos vendredi leur premier round de négociations sur un vaste accord de libre-échange, à l'issue d'une semaine jugée "productive" qui a permis d'identifier des "zones de divergence", notamment sur l'agriculture.

"Les négociateurs ont identifié des zones de convergence (...) et ont commencé à explorer les moyens de rapprocher leurs vues sur les points de divergence", a déclaré lors d'une conférence de presse le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia-Bercero, aux côtés de son homologue américain, Dan Mullaney.

Les discussions, qui visent à créer une des principales zones de libre-échange au monde, ont permis d'aborder une "vaste série de sujets" allant de la propriété intellectuelle à l'harmonisation des réglementations, sans oublier la très sensible question agricole.

Les agriculteurs américains se plaignent des restrictions posées dans l'UE sur l'importation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) ou de bœufs aux hormones. Leurs homologues européens, eux, ne peuvent toujours pas exporter la moindre viande de bœuf ou de veau aux États-Unis, qui ont maintenu leur embargo depuis la crise de la vache folle.

"Nous avons des difficultés à accéder au marché américain en raison des obstacles phyto-sanitaires que nous jugeons injustifiés", a déclaré le négociateur européen.

En première ligne sur le dossier, la France a déjà prévenu qu'elle voulait préserver une certaine "conception de l'agriculture" fondée notamment sur les appellations d'origine contrôlée et sur la protection de certaines filières.

Vendredi, le négociateur américain a expliqué qu'un "temps considérable" avait été consacré à l'agriculture durant cette première semaine et s'est dit lui aussi déterminé à "régler les problèmes" liés à ces barrières non-douanières. "Ces questions vont rester une préoccupation", a-t-il ajouté.

"On n'est pas naïfs"

C'est tout l'enjeu de ces discussions, qui reprendront en octobre à Bruxelles : éliminer les obstacles qui entravent les échanges entre les États-Unis, première puissance mondiale, et l'Union européenne, son principal partenaire commercial.

Les barrières douanières ne posent pas vraiment problème : elles sont déjà très faibles de part et d'autre de l'Atlantique, en-dessous de 3% en moyenne, et leur suppression fait l'objet d'un relatif consensus.

Les tractations s'annoncent plus difficiles sur les barrières réglementaires, à savoir les normes exigées par les autorités pour autoriser la vente d'un produit (médicaments, voitures...) sur leur territoire. Une harmonisation générale (notamment sur le voltage 110V/220V ou le système métrique) n'est toutefois pas au programme.

"Ce premier round n'était pas purement logistique", a confié une source diplomatique européenne, assurant que des moyens concrets d'accélérer les transactions commerciales (délai de dédouanement...) avaient été évoqués.

Audiovisuel et espionnage pas abordés

L'agriculture n'est pas le seul sujet de friction. L'ouverture à la concurrence des marchés publics dans les États fédérés américains inquiète certains industriels aux États-Unis tandis que le secteur audiovisuel a été, à l'initiative de la France, exclu du mandat confié à la Commission.

Suite de l'article sur le site de la RTBF :
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_accord-libre-echange-ue-usa-fin-du-premier-round-de-negociations?id=8047508
(c) RTBF avec AFP