Avant-propos


Le Marché Transatlantique est en préparation depuis près de vingt ans. Il devrait voir le jour durant l'année 2015.
Les "grands médias" n'en parlent pas ou relativement peu. Les Français et les Européens sont ainsi sous-informés sur un événement majeur qui va vite les concerner. C'est pourquoi ce blog a été créé. Il se veut informatif, politiquement indépendant, tout en étant respectueux de l'opinion des personnes, qu'elles soient favorables ou défavorables au Marché Transatlantique. A quelques mois voire à seulement quelques semaines de la réalisation de ce projet, il parait probable que ces mêmes "grands médias" n'auront d'autre choix que de traiter enfin la question. Ce blog ne sera alors plus d'utilité et il aura cessé d'être alimenté. Pendant cette attente, nous vous proposerons des lectures et des vidéos pertinentes provenant de divers sources, informant et donnant des opinions sur le Marché Transatlantique. Nous ne nous portons pas garant de la totalité de ce qui pourrait y être dit ou écrit. De même que nous vous proposons en marge du blogue, une liste de liens vers de nombreux sites qui nous semblent pertinents, sans pour autant approuver ou cautionner tous les propos et toutes les opinions qui pourraient y être exprimés. A cet effet, nous ne permettons pas à nos lecteurs de laisser des messages pour éviter toute polémique d'une part, et d'autre part, pour ne pas devoir modérer à temps voulu, des propos qui seraient illicites. En vous remerciant de votre compréhension.

mercredi 31 juillet 2013

Nicole Bricq et le poker menteur

(wikipedia)

La ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq a appelé lundi l'Union européenne et les Etats-Unis à mener leurs négociations commerciales "cartes sur table" et mis en garde contre une "vision idéalisée de la relation euro-américaine". Dans une tribune publiée lundi dans le quotidien Libération intitulée "Etats-Unis - Europe : Halte au poker menteur", Mme Bricq appelle une nouvelle fois à la plus grande transparence dans les vastes négociations entamées le 8 juillet dans le but de créer l'une des plus grandes zones de libre-échange du monde. "Je sais qu'il est de coutume dans une négociation d'avancer masqué, de ne pas montrer son jeu, de bluffer pour arriver à ses fins. C'est la règle", écrit Mme Bricq.
"Mais si la discussion que nous sommes en train de mener avec les Etats-Unis concerne bien un partenariat, si nous traitons d'égal à égal, alors nos pratiques doivent évoluer sinon les discussions tourneront au dialogue de sourds. Jouons cartes sur table de part et d'autre de l'Atlantique et construisons ensemble un accord du XXIè siècle", poursuit-elle.

Pour la ministre française, connue pour son franc-parler, avec les écoutes en Europe de l'agence nationale de sécurité américaine, "les Etats-Unis ont une nouvelle fois fait la preuve de leur splendide ambivalence".

Suite et fin de l'article sur le site de La Libre :
http://www.lalibre.be/economie/actualite/libre-echange-ueusa-halte-au-poker-menteur-51f67eff3570ebbf8e022a17
(c) La Libre / lalibre.be

Télécharger l'intégralité du communiqué de presse de Nicole Bricq paru dans Libération du 29 juillet 2013 :
http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/15579.pdf

lundi 29 juillet 2013

L'enthousiasme du Figaro-Dassault

Serge Dassault, en septembre 2009
(wikipedia)

Serge Dassault, né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris, est un chef d'entreprise dans l'industrie aéronautique et de l'armement et homme politique français, sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes.
En 2011, selon le magazine Forbes, il est le 96ème homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à plus de 9,3 milliards de dollars. Il est également la 5ème fortune de France.
(...)
Le 8 juillet 2004, Serge Dassault devenait président de la Socpresse, groupe publiant Le Figaro. (...) Il a expliqué que les journaux doivent diffuser des « idées saines ». (...) En octobre 2008, le journal Le Monde rapporte des témoignages de journalistes du Figaro qui se plaignent de la pression exercée par Serge Dassault sur la rédaction.
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Dassault

Une journaliste du Figaro à l'optimisme débordant à propos du futur marché transatlantique ?
Voici quelques extraits de son article en date du 8 juillet dernier :

UE-USA : mode d'emploi d'un accord commercial hors normes
Qu'est-ce qu'un accord de libre-échange?
Un accord de libre-échange vise à lever tous les obstacles au commerce des biens et des services, qu'ils soient tarifaires, réglementaires ou qu'il s'agisse de freins aux investissements.
(...)
L'accord de libre-échange avec les États-Unis vise aussi à faciliter l'accès aux marchés publics américains, très fermés. L'enjeu est de taille pour les entreprises françaises bien placées dans l'énergie, le transport ferroviaire, l'aéronautique ou le nucléaire.
(...)
Bruxelles évoque un gain de pouvoir d'achat de 550 euros pour une famille de deux enfants. Un chiffre invérifiable qui prête à sourire, selon Paris. Aujourd'hui, les échanges commerciaux transatlantiques sont à l'avantage de l'UE avec un excédent commercial de 86,7 milliards d'euros. Un accord de libre-échange pourrait doper ce chiffre et aider à affirmer le leadership européen sur la scène internationale. Plus important, cet accord bilatéral, de par son importance, pourrait avoir une portée multilatérale.
Article complet sur ce lien :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/07/20002-20130707ARTFIG00109-mode-d-emploi-d-un-accord-commercial-hors-normes.php
(c) Le Figaro / lefigaro.fr

En commentaire, un lecteur écrit ceci :
"L'enjeu est de taille pour les entreprises françaises bien placées dans l'énergie, le transport ferroviaire, l'aéronautique ou le nucléaire"
La France bien placée dans le nucléaire ?? Où avez-vous trouvé ça ? La France vend une technologie nucléaire née dans les années 60-70, c'est peut-être rock'n roll, mais c'est comme si aujourd'hui vous utilisiez un amstrad comme pc ...
(c) Le Figaro / lefigaro.fr

Nous ne manquerons pas de publier la réponse éventuelle de la journaliste sur le site du journal, quant à cette remarque très pertinente.

jeudi 25 juillet 2013

L'Amérique que l'on aime (2)

Si ce blog est très critique à l'égard des élites américaines, nous voulons rappeler que nous aimons une certaine Amérique. De même que les français ne peuvent être résumés à un Sarkozy ou à un Hollande, le peuple américain ne saurait être réduit aux banksters de Wall Street, George Soros ou la famille Bush ...

© JOHN MOORE / AFP / lepoint.fr

États-Unis : un permis de chasse... de drones
Le Point.fr - Publié le 19/07/2013 à 12:26
Wanted. Une petite ville du Colorado pourrait offrir une récompense à qui abattra un drone du gouvernement fédéral qui survole le territoire de la commune.
À 55 kilomètres à l'est de Denver, dans le village de Deer Trail, 546 habitants, on ne badine pas avec la conception qu'on se fait de la liberté. On n'accepte pas que le gouvernement fédéral puisse venir se mêler d'affaires qui ne le regardent pas et violer son "espace aérien souverain". Or les drones civils, encore en phase de test sur le sol américain, devraient connaître un essor très fort dans les prochaines années. Alors, à Deer Trail, on se dit prêt à employer les grands moyens : un arrêté municipal pourrait prochainement proposer un permis de chasse très particulier puisqu'il autoriserait son détenteur à s'attaquer aux drones.
Lire l'article complet sur le site du Point :
(c) lepoint.fr

mercredi 24 juillet 2013

Jean-Michel Quatrepoint, le 18/06/2013

Jean-Michel Quatrepoint est un journaliste économiste et essayiste.



Lire également, par Jean-Michel Quatrepoint : « L'accord commercial transatlantique sera une catastrophe pour la France » :
http://l-arene-nue.blogspot.fr/2013/06/jean-michel-quatrepoint-laccord.html

mardi 23 juillet 2013

Bricq lance une consultation en vue du 2nd round

Négociation libre-échange USA-UE : Nicole Bricq lance une consultation publique

Nicole Bricq (wikipedia)

Par AFP le 18 juillet 2013

La ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq a lancé jeudi une consultation à l'intention des entreprises et fédérations professionnelles pour préparer la position de Paris en vue du 2e round de négociations de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis en octobre.

Cette consultation est ouverte jusqu'au 15 septembre.

"La partie la plus importante de ce partenariat portera sur la convergence réglementaire : harmonisation ou rapprochement des législations, reconnaissance mutuelle des normes ...", indique la ministre dans un communiqué.

"Si elle est conduite de manière ambitieuse, elle peut permettre à nos entreprises - et notamment aux PME- d'accroître leurs parts de marché aux Etats-Unis", affirme Mme Bricq.

Mais "cette convergence réglementaire devra exclure certains secteurs sensibles et pourrait susciter des risques d'+alignement par le bas+ de certaines normes et standards européens sur ceux des Etats-Unis", avertit la ministre.

Les entreprises et organisations concernées pourront donner leur avis et répondre à un questionnaire sur un site dédié à cet effet : http://www.tresor.economie.gouv.fr/7684_consultation-publique-sur-le-volet-reglementaire-du-partenariat-transatlantique-, précise le ministère du Commerce extérieur.

La consultation "sera suivie d'une réunion d'échanges et de restitution autour de la ministre, à Bercy", indique le communiqué.

Le premier cycle de discussions entre américains et européens s'est tenu du 8 au 12 juillet à Washington.

Source :
http://www.notretemps.com/droit/negociation-libre-echange-usa-ue-n,i33088
(c) www.notretemps.com / AFP

Consultation publique sur le volet réglementaire du Partenariat transatlantique

Après adoption du mandat de négociation le 14 juin 2013, le premier cycle de négociations du Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (PTCI) s'est tenu du 8 au 12 juillet à Washington. Pour préparer cette session, la Commission européenne a diffusé aux États-Unis un certain nombre de documents de cadrage, portant notamment sur la convergence réglementaire. Certains de ces documents (« initial papers », avec l’accord de la Commission) ont été rendus publics par la Commission.

Dans ce contexte, une nouvelle consultation des opérateurs sur les questions de convergence réglementaire est lancée aujourd’hui sur la base d’une liste de questions. La convergence réglementaire, qui est une extension du volet non-tarifaire de l’accord, fait partie des discussions transatlantiques depuis la création du Conseil économique transatlantique (TEC) en 2007. Selon les études d’impact économiques du PTCI, l’essentiel des bénéfices de l’ALE résidera dans les domaines non tarifaires et réglementaires, d’où l’importance de ce volet pour les opérateurs. La Commission s’est engagée à obtenir des résultats « de substance ». La convergence réglementaire pourra prendre la forme de l’harmonisation des législations, du rapprochement des législations, de la reconnaissance mutuelle ou de l’obtention d’équivalences.

Il sera certainement difficile de parvenir à des résultats substantiels sur ces sujets complexes impliquant parfois les législateurs et/ou des agences indépendantes. La Commission prévoit d’ailleurs un accord dit « vivant » dans lequel la convergence pourrait continuer au-delà de la conclusion de l’accord proprement dit, pour les points les plus difficiles. Mais l’objectif doit bien rester d’obtenir le plus grand degré de convergence dans le cadre de la négociation. La convergence réglementaire peut aussi susciter des craintes, notamment le risque de « l’alignement par le bas » de certaines normes et standards européens en matière de protection des consommateurs ou d'environnement. Enfin, la convergence réglementaire dans le cadre du PTCI pourra avoir un impact stratégique mondial en ce qu'elle pourra impacter ou s'inspirer des standards internationaux sur de nombreux secteurs.

La consultation doit aider le Gouvernement français, et au-delà le négociateur communautaire, à bien identifier les sujets de vigilance et ceux sur lesquels porter l'effort.

Date limite des retours de cette consultation : 15 septembre 2013.

Trésor - Direction Générale

La consultation a trois objectifs :
(i) dresser une cartographie précise des intérêts de l’économie française ;
(ii) élaborer les positions françaises avec le plus grand soin ;
(iii)associer et impliquer les acteurs économiques dans leur suivi.

Sur la partie transversale :

1 - Dans votre secteur, êtes-vous concernés par le dialogue réglementaire mis en place en 2007 dans le cadre du Conseil économique transatlantique (CET) ? Si oui, êtes-vous satisfaits du fonctionnement de ce dialogue ? Comment souhaiteriez-vous l’améliorer ?

2 - Dans votre secteur, quelles sont les réglementations américaines qui doivent faire en priorité l’objet de discussions afin de faciliter vos exportations ? Sur quels points ces réglementations et les réglementations européennes devraient-elles se rapprocher ? Doit-on prévoir plutôt une harmonisation réglementaire, le recours à des normes internationales, une reconnaissance mutuelle, l’obtention d’équivalences ?

3 - La convergence réglementaire a vocation à concerner l’ensemble des secteurs de biens et de services. Mais, au sein de certains secteurs, un certain nombre de réglementations ne devront pas faire l’objet de convergence. Certains sujets devront être exclus de la négociation : selon vous, lesquels ? Pour d’autres sujets, le niveau de protection des normes européennes actuelles devra être maintenu. Selon vous, quelles réglementations devront ainsi faire l’objet d’une vigilance particulière, compte tenu des risques d’alignement par le bas ?

4 - Pensez-vous que les questions tarifaires et questions non-tarifaires doivent être négociées « en parallèle » ? Quelle forme devrait prendre ce parallélisme ? Les progrès en matière tarifaire doivent-ils être conditionnés à des progrès en matière réglementaire ou sectorielle ? Si oui, dans quels secteurs ?

5 - La Commission européenne propose de cibler dans un premier temps les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la pharmacie et des produits de santé, des TIC et des services financiers, et d’établir des annexes sectorielles et des feuilles de route dans ces secteurs. Pour vous, quels autres secteurs (cosmétique, agroalimentaire autres...) devraient être concernées par cette méthode ?

6 - Le Ministère du Commerce extérieur (Direction générale du Trésor) mettra en place une structure de suivi des négociations avec les acteurs économiques concernés. Votre entreprise/votre fédération est-elle prête à participer à un tel « groupe de contact » ? Est-elle prête à prendre des responsabilités dans son fonctionnement ?

Sur la partie sectorielle :

7 - L’approche proposée par la Commission vous paraît-elle refléter le bon niveau d’ambition pour votre secteur ? Les modalités de convergence réglementaire retenues sont-elles selon vous satisfaisantes ? Avez-vous d’autres commentaires ?

8 - Dans votre secteur, quel calendrier de négociation convient-il de privilégier ? Les avancées que vous souhaitez peuvent-elles être acquises rapidement, ou nécessitent-elles une convergence plus longue ?

9 - En matière de services financiers, quels doivent être les objectifs d’un « cadre commun de coopération prudentielle » entre l’Europe et les Etats-Unis ? En matière de mise en œuvre des standards prudentiels internationaux, jusqu’où les deux zones doivent-elles coopérer ? Comment intégrer les dialogues réglementaires existants au sein de l’accord afin qu’ils aboutissent à des résultats de substance ?

10 - En matière automobile, l’objectif d’ « équivalence fonctionnelle » tel que proposé permet-il de traiter toutes les questions qui se posent sur le marché, et sinon, comment le compléter ? Faut-il privilégier une méthode multilatérale à une méthode bilatérale ?

11 - Dans le secteur de la chimie, quel ordre de priorité entre les différents points évoqués doit être privilégié ? Est-il pertinent de ne pas viser une harmonisation complète des législations ?

12 - Dans le secteur pharmaceutique, l’accord doit-il se concentrer sur les procédures d’autorisation de mise sur le marché ? S’il doit aller au-delà, quels sujets doit-il également privilégier ?

13 - En matière sanitaire et phytosanitaire, serait-il pertinent, et au nom de quels intérêts économiques, de poursuivre des objectifs en matière phytosanitaire, à l’instar des objectifs déjà poursuivis en matière animale ? Quels doivent être les objectifs de l’Union européenne en matière de bien-être animal dans cette négociation ?

14 - Dans le secteur des cosmétiques, sur quels domaines l’effort devrait-il porter en priorité ? L’objectif d’une adoption plus complète des normes internationales doit-il être recherché ? Ce secteur est-il prêt à adresser une contribution à la Commission européenne sur ces points ?

A noter que la Commission européenne a rendu publics certains documents de position non relatifs à la convergence réglementaire (téléchargeables à l’adresse suivante : http://trade.ec.europa.eu/doclib/press/index.cfm), sur lesquels vos commentaires sont également attendus le cas échéant.

[Tous les documents évoqués ci-dessus étant proposés exclusivement en langue anglaise, NDLR]

Source :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/7684_consultation-publique-sur-le-volet-reglementaire-du-partenariat-transatlantique-

lundi 22 juillet 2013

Une folie collective

"Se jeter dans les bras de l'Amérique est une folie collective"


Pierre Defraigne
(c) Université Catholique de Louvain / uclouvain.be

Les ministres du commerce européens ont donné vendredi 14 juin leur accord pour l’ouverture de négociations qui doivent aboutir à un accord de libre échange avec les Etats-Unis (TTIP). Pour l’économiste Pierre Defraigne, ce projet est un « gaspillage d’énergie », qui risque de fragiliser l’identité européenne.

Lire l'entrevue complète du 25 juin dernier, menée par Liza Fabbian et publiée sur le site de "La Vie" :
http://www.lavie.fr/actualite/economie/se-jeter-dans-les-bras-de-l-amerique-est-une-folie-collective-25-06-2013-41905_6.php

dimanche 21 juillet 2013

L'Amérique que l'on aime (1)

Si ce blog est très critique à l'égard des élites américaines, nous voulons rappeler que nous aimons une certaine Amérique. De même que les français ne peuvent être résumés à un Sarkozy ou à un Hollande, le peuple américain ne saurait être réduit aux banksters de Wall Street, George Soros ou la famille Bush ...